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Qui somme nous

Cafe De Boe
Torrefacteur & Koffiebrander
Depuis 1896 

De Boe cultive le gourmet

C'est comme si Fabienne De Boe était tombée dans le torréfacteur familial quand elle était petite. Arrière-petite-fille de Cyrille De Boe, fondateur de la maison d'alimentation située au 36 de la rue de Flandre, elle virevolte aujourd'hui avec passion entre ses cafés, ses thés, ses vins, ses fruits secs, ses huiles et autres produits d'épicerie fine. C'est tout juste s'il lui reste du temps pour fêter le centenaire du magasin.

Cyrille, Georges, John puis Fabienne, la tradition se perpétue depuis 1896.

- Toute petite déjà, je furetais dans le magasin. A l'époque de mon grand-père, il y avait une estrade avec le comptoir. Je descendais à la cave voir le torréfacteur qui grillait les grains de café, se souvient-elle.

Mais Fabienne De Boe ne pense pas immédiatement reprendre les affaires familiales. Elle se lance dans des études d'interprétariat.

- Et je me suis plantée, commente-t-elle dans un grand éclat de rire. La tête de mon papa quand je lui ai annoncé que je voulais travailler avec lui !

Fabienne De Boe apprend le métier sur le tas, bercée par les précieux conseils de son père.

- L'art du torréfacteur, c'est de réussir de bons mélanges, continue-t-elle. Bien sûr, la torréfaction doit aussi se faire dans les règles. On entend que le café grille à l'ouïe. En chauffant, la première écorce craque. C'est comme une naissance. Nous torréfions tous les jours, en fonction des commandes : le café doit être frais.

Pour compléter sa formation, Fabienne De Boe suit aussi des cours d'oenologie au Ceria.

- J'étais vexée parce que les hommes s'adressaient toujours à mon père lorsqu'ils voulaient un conseil à propos des vins. Aujourd'hui, j'importe du vin moi-même, des petits crus pas connus, des millésimes prêts à boire.

Régulièrement, Fabienne De Boe part aux halles de Rungis pour y faire son marché. Elle enrichit sa gamme de produits de fruits secs, pâtes de fruits, fruits glacés. Dans ses rayons, cerneaux de noix de Grenoble, pignons d'Espagne, noisettes du Piémont côtoient les abricots de Californie, les dattes de Tunisie et les amandes effilées.

- Faire les foires, c'est mon hobby, constate-t-elle. Je suis à la recherche du nec plus ultra. Mes stocks doivent toujours être fournis car, outre les particuliers, nous livrons nos produits aux hôtels.

Les clients de Fabienne De Boe sont de fins gourmets, qui recherchent les bons conseils.

- Il m'arrive souvent de faire goûter mes nouveautés. Surtout le samedi, les gens ont davantage le temps de s'attarder pour discuter.

Il faut dire que Fabienne De Boe parle de son métier avec tellement de passion qu'elle vous met l'eau à la bouche. Et à voir ses yeux brillants, la relève semble assurée !